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Patrimoine de la ville d'Yvoir

La brasserie d’Yvoir

était située sur l’emplacement de la 1ère forge d’Yvoir. C’est là que Mr Alphonse Lambret installa sa brasserie durant la seconde moitié du XIXème siècle. Pour la fabrication de la bière " Lambret ", toutes les matières premières étaient amenées sur place, c’est-à-dire le houblon, le malt et l’eau. Là, ils étaient mélangés, fermentés, filtrés et mis en tonneau.
La force motrice était produite par une turbine hydraulique alimentée par les eaux du Bocq.

En 1908, Mr Lambret fournissait l’électricité à tout le village, sauf à la rue du Redeau qui ne sera reliée qu’en 1913 et la rue du Tricointe en 1914.

En 1940, la Brasserie Lambret occupait huit ouvriers et était dirigée par Mr Joseph Lambret.

En 1951, la brasserie est vendue à Mr Fernand Maire, originaire de Meix (Virton) où il exploitait la brasserie " La Chevratte " avec son frère. Elle existe encore et fabrique " La Gaumaise ", bière brune de qualité.

A Yvoir, il s’agit en fait d’un dépôt de la brasserie Meix, ainsi que de Maes et Artois. La brasserie étendait sa tournée, outre les villages du grand Yvoir actuel, jusque Ermeton-sur-Biert et Heer-Agimont. En 1966, un casier de Stella coûtait 132 francs.

Mr Maire est décédé en 1966 et son épouse continua le commerce aidée de Mr Lacroix jusqu’en 1969. La brasserie fut reprise par une société de Charleroi qui loua les magasins et le garage. Maintenant les magasins ont disparu pour faire place à la salle omnisport.

La fontaine Meuse et Bocq

rappelle le rôle joué par le Bocq, affluent de la Meuse, dans l’industrie du fer de la région. Sur la margelle du bassin circulaire, une sculpture en pierre représente une femme nue allongée la Meuse, accompagnée d’un petit garçon, le Bocq.

Le Maka

est un marteau pilon actionné par une roue hydraulique à cames. Cette roue animée d’un mouvement rotatif continu vient successivement buter contre l’extrémité du manche du marteau mobile et le soulève. Ensuite brusquement abandonné par la came, le marteau retombe de tout son poids sur l’enclume. Le Maka sert principalement pour forger les grandes et fortes barres et en faire des barres de plus petites dimensions. Le poids moyen d’un Maka de forges est de 510 kg dont 84 kg pour le marteau et 210 kg pour le manche.

L’île d’Yvoir

avec une superficie de 2,5 hectares, c’est la dernière île mosane exploitée depuis 1937.

Le cinéma Le Parc

était au départ une salle des fêtes construite en 1939, entre l’hôtel de ville et le petit parc d’Yvoir. En 1956, l’asbl culturelle " Ars et Labor " en reprend la gérance pour y ouvrir le cinéma " Le Parc ". Le programme proposait deux films par semaine. Outre les films, on pouvait assister à des conférences, spectacles musicaux, théâtre wallon, etc. Le cinéma possède une œuvre d’art de M.M. Lapiere et Remy qui orne le fronton de la salle. Cette œuvre symbolise les buts que l’A.S.B.L. s’étaient donnés. Le coq représente l’individualisme wallon ; la défense de la culture française protège le travail des ouvriers et le repos des touristes (groupe de droite) ; l’œuvre présente au monde les manifestations artistiques : acteurs et musiciens (groupe de gauche). Le cinéma a cessé en 1976. En 1984, le bâtiment est aménagé en arsenal des pompiers jusqu'en 2013.

La ligne de chemin de fer du Bocq 

le viaduc et le tunnel furent construits en 1906. Ce tunnel est le plus long de Belgique (1,176 km). Il servit de refuge au train d’Hitler en 1940.

La forge Aminthe

dans la cour des forges, les maîtres installaient presque toujours un tilleul. Celui-ci près de la forge Aminthe est vénérable : en 1861, l’évêque de Namur y consacra une potale dédiée à la Vierge. Une niche est toujours accrochée au tronc de l’arbre.

La maison Posson

est une des plus anciennes maisons d’Yvoir. Elle existait déjà en 1641, habitée par Posson, Maître de Forges.

Le Mémorial Français 

est un gros bloc de marbre, monolithique, rappelant l’héroïsme des troupes françaises qui défendirent la Meuse en mai 1940.

Le Monument aux Morts

le 23 août 1914, les Allemands incendièrent seize maisons, fusillèrent cinq personnes et prirent une vingtaine d’otages qu’ils conduisirent à Stave.

La Vierge Notre-Dame de Bonne-Garde est une statue de marbre qui domine le village. Elle fut offerte après la guerre 1914-1918 par un citoyen canadien pour témoigner sa reconnaissance à la mère du Christ pour la protection accordée au Couvent des Dames du Cénacle (aujourd’hui disparu) dans lequel se trouvait sa sœur.